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Formation et réforme publique


Beaucoup de projets de réformes et de modernisation d’administration publiques dans les pays en voie de développement n’aboutissent pas pas pleinement au résultat escompté.
Il y a beaucoup de raisons à cela. Je cite quelques unes.
- la greffe de modèles importés ne prend pas toujours facilement.
- Le manque de préparation
- Le manque de transfert de compétences
- La complexité de l ‘installation d’un ERP
Dans cette page, je vais surtout insister sur l ‘importance de la formation des fonctionnaires, ayant travaillé moi même dans plusieurs projets de modernisation d’administrations publiques en Asie et en Afrique.
Je considère que cette formation, doit être gérée comme un projet à part.
Souvent , elle fait partie de la « gestion du changement », comme sous projet de l ensemble. Mais dans ce cadre :
1-Elle se fait en parallèle au projet de modernisation, pendant la durée du projet. Ce qui est insuffisant dans la plupart des cas, car arrivant un peu tard.
2-Elle vise surtout, dans le cadre de la gestion du changement, à mieux faire accepter la solution proposée. Et non pas à faire bénéficier les fonctionnaires de l’ administration visée du maximum possible.

De mon point de vue, cette formation devrait démarrer avant le projet, dans la phase de préparation. Ce qui veut dire souvent quelques mois avant le démarrage du projet de modernisation en tant que tel.
Son financement peut – parfois - être couvert par des projets d ‘assistance technique, bien sur si leur durée est compatible avec le planning du projet de modernisation.
Elle vise d’abord à donner aux fonctionnaires des notions sur le concept même de projet. En effet, nous avons tendance à croire que ce concept est naturel . et il ne l’est pas. La gestion « rationnelle » de projet est relativement nouvelle, provenant du monde de l’entreprise et datant de la deuxième moitié du XXieme siècle ( cf par exemple le numéro 43 de la revue gérer et comprendre sur le site des annales des mines ).
Bien sur le contenu doit aussi inclure les notions de base sur-lesquels va porter le projet de modernisation ( finances, taxes, économie , etc…) dans leur conception moderne.
Et il doit inclure un minimum sur l ‘ emploi des outils bureautiques classiques qui , en général ne sont pas assez connus. Et qui constituent un socle pour l’emploi des outils sophistiqués qui seront mise en place au cours du projet.
Cette formation peut se dérouler selon les méthodes classiques, en direct ou à travers la formation de formateurs.
Elle doit inclure des évaluations des résultats, en fonction desquels – entre autres - les futurs équipes de projets de l’administration vont être formés.
Il va de soi, que cette formation sera complétée par la suite –pendant les différentes phases de déroulement du projet, sur les nouvelles procédures, les outils informatiques mis en place. Et également, par le transfert de connaissance pendant le travail en commun avec les équipes des experts qui mettront en place le projet.
Le bénéfice que peut tirer une administration de son projet de modernisation est directement lié à l’importance de cette formation, à sa qualité, mais aussi à sa « quantité » ( nombre de personnes formées, budget consacré, nombre d’heures de formation, diversité des sujets traités, etc…).
S il faut optimiser des contraintes budgétaires, il vaut mieux opter pour un plus grand budget de formation, quitte à diminuer le budget de mise en place du projet. Par exemple, en diminuant le périmètre du projet de modernisation confié aux experts externes, et en le complétant par des travaux à réaliser en interne par les équipes internes de projet, une fois formés et ayant acquis un transfert de compétence.

éthique et développement en période trouble

Un article que j' ai rédigé vient d’ être publié dans la revue des anciens Elèves de l’ Ecole Polytechnique, « la Jaune et la rouge » numéro d’octobre 2008 ;

Il est accessible ici à l' adresse suivante :

http://www.lajauneetlarouge.com/articles/management--ethique-et-developpement-en-periode-trouble-1755/gerer-en-periode-de-crise/2008-10-num-638.html

Il est intitulé : l 'éthique et le développemet en période trouble.

J'y démontre pourquoi les approches classiques de l'entreprise, qui se considère comme juste un opérateur mettant des produits sur le marché ne fonctionnent plus. En effet les nouvelles attentes éthiques et responsable de la part des parties prenantes ( clients, collectivité, état ) sont de lus en plus fortes , par exemple :

  • au niveau environnemental, avec la réduction la production de déchets ou l’émission de produits polluants, la limitation de la consommation d'énergie d'origine fossile, d'eau et de matières premières qui se raréfient, le respect de la biodiversité
  • au niveau sociétal avec la place que doit prendre l'entreprise dans le developpement et la mise en place de mesures anti-corruption , la collaboration avec les communautés locales des pays concernés, et le développement de de projets avec les pays les moins avancés,
  • au niveau social, en intégrer au mieux les catégories de population en sous-emploi ou en difficulté, comme les jeunes et les seniors,la mise en place de chartes éthiques
  • au niveau des états , qui mettent en place des réglementations de plus en plus stricts , et qui engagent la responsabilité des chefs d ' entreprise

Certaines dérives récentes ont montré à quel point l'absense de comportement responsable pouvait coutait cher à l'entreprise : exemple Enron, Nortel, Computer Associates, Worldcom, Videndi, Parmalat qui, pour certaines, ont purement et simplement disparu .

J'y explicite également la notion d « éthique d'entreprise » , employée dans le sens de la responsabilité, et des conséquence des actions dans la recherche du bien être du plus grand nombre de parties prenantes. Ces notions étaient présentes dès le départ, par exemple chez un des fondateurs de l'économie : Adam Smith, qui écrivait une théorie des « sentiments moraux ». Elles ont été développé explicitement par la suite, par exemple par le Pr. Amartya Sen , prix Nobel en Economie , en 1998 , qui a défendu une conception du consommateur incluant les valeurs morales dans ses préférences de choix.
J'y montre comment ces nouvelles attentes , existantes et potentielles, peuvent être à l'origine de voies de développement innvantes et responsables , comme certaines entreprises ont saisi l opprtunuité , tels que Danone et son projet de yaourt enrichi pour participer à lutte contre la malnutrition au Bengladesh, ou essilor avec ses lunettes bon marché et la lutte contre la cécité en Inde.

Ces voies sont aussi des voies nouvelles de croissance pour l entreprise, et peuvent même représenter un avantage compétitif, comme le montre Michael E. Porter, dans un article récent à la Harvard Business Review.

Pour aller vers des voies de développement responsables, même à tire expérimental, et que ces voies soient bénéfiques aussi à la croissance de l' organisation, particulièrement en ces tempsde crise, j indique les élements de base d'une méthodologie qui privilégie les alliances avec des ONG, la mise en place de supports à la créativité tels que les concepts de l'entreprise apprenante.

les attentes éthiques

Alexandre D. ZENIE a donné, courant septembre 2008, une conférence sur « la réponse aux attentes éthiques » devant un auditoire composé de consultants issus des grandes écoles d'ingénieurs (Polytechnique, Mines, Télécommunications, Ponts et Chaussées).

Dans son exposé « Répondre aux attentes de nature éthique », il pose la question suivante : comment l’entreprise, confrontée de plus en plus à des attentes éthiques, peut-elle saisir ces attentes comme des opportunités pour innover et se développer? Il indique également le sens de ces attentes pour le métier de consultant et propose des voies de réponse, en invitant les personnes intéressées à mettre en place un groupe de travail et de réflexion sur cette thématique.

Son intervention est structurée autour des axes suivants.

- Les nouvelles attentes en matière d’éthique et de responsabilité
- Les exemples d'entreprises qui ont répondu à ces attentes
- Une approche des voies responsables
- La méthodologie qu'il propose dans son approche
- Les voies responsables et le groupe XMC

1.Les attentes en matière d'éthique et de responsabilité

Pour montrer l’émergence et le développement de ces attentes de la part des parties prenantes, Alexandre D. ZENIE a mentionné quelques exemples d’indicateurs récents (croissance des investissements dans des fonds "éthiques", et responsabilité croissante du chef d'entreprise en cas de fraude ou corruption). Il a insisté sur le coût énorme que l’absence d’éthique peut générer (jusqu'à la disparition de l’entreprise, cf. le cas ENRON) et sur l’incidence de la réglementation internationale et de son évolution de plus en plus contraignante. Alexandre D. ZENIE a aussi donné quelques éléments prospectifs qui vont dans le même sens (le changement dans le rôle du leader, les formes de management, la limite de l'innovation purement technologique et la décroissance du rôle de l'état par rapport a celui de l'entreprise).
Il a conclu ce chapitre en invitant les entreprises à changer de logique face à ces attentes, en allant de la logique de la gestion des risques à celle du développement responsable.


2. Quelques exemples d’entreprises ayant saisi cette opportunité et mis en place des projets de développement responsable

A.D. ZENIE cite les exemples suivants.

- Danone, avec le projet Grameen Danone Foods au Bangladesh, issu d’un partenariat entre Danone et la Grameen Foundation. La société Grameen Danone Foods produit des yaourts enrichis de nutriments qui permettent de lutter contre la malnutrition au Bangladesh, dans le respect de la création de valeur par le groupe Danone.
- Essilor, avec son projet indien. Essilor est parvenu à mettre sur pied en Inde un modèle de fabrication et de vente de lunettes adapté aux pauvres. Il s’agit d’un système innovant et rentable, qui bénéficie du potentiel de ce marché et lutte contre le fléau de la cécité. Ce nouveau "business model" apporte un potentiel de croissance considérable.


3. Approche Concrète

Alexandre D. ZENIE rappelle d’abord sa définition de l'éthique dans l’entreprise. Il s'agit d'une éthique de la responsabilité, qui se fonde sur la recherche des conséquences les meilleures sur le plus grand nombre de parties prenantes.
Il développe ensuite la méthodologie suivie en entreprise, qu'il a exposée dans l'article rédigé pour le numéro d’octobre 2008 de la revue « La jaune et la rouge ». Elle suit plusieurs étapes, depuis la cartographie et l'étude de l'évolution des attentes, jusqu’à l'assistance au pilotage, en passant par la recherche de voies nouvelles de développement responsable.

4. Les voies éthiques et responsables et le métier de consultant


A.D. ZENIE commence par indiquer ce que ces nouvelles voies lui ont apporté. Pas uniquement dans son développement professionnel, mais également au niveau de son évolution personnelle. Elles lui ont donné une ouverture et une réceptivité nouvelle en termes de rencontres, lui ont permis de revisiter certaines disciplines comme la philosophie, l’économie et les sciences humaines. L’éthique a aussi des répercutions dans son métier, en termes de transparence, de cohérence, de recherche de sens, de respect de l’autre. Il montre ensuite comment cette thématique peut trouver une résonance en chacun de nous et en quoi c'est un thème particulièrement pertinent pour nous en ces périodes troubles (notre responsabilité en tant que diplômés « privilégiés », en tant que professionnels le plus souvent seniors, en tant qu’experts reconnus dans certains domaines d’activité).


5. Conclusion

Alexandre D. ZENIE, termine en invitant les membres intéressés à se référer à son article dans "La jaune et la rouge", numéro 638, du mois d'octobre 2008.

marchés internationaux , exposition à la corruption et lutte

Les risques de corruption deviennent de plus en plus importants avec la mondialisation et la pression de croissance que subissent les dirigeants des entreprises internatiinales.

Une étude récente vient d’ être publié concernant ce risque et sa perception par les grandes sociétés internationales et les mesures pour combattre la corruption.

L’ enquête menée par le cabinet PriceWaterHouseCoopers a porté sur un échantillon de 390 cadres supérieurs opérant dans 70 pays. Par la suite des rencontres approfondis ont eu lieu avec une quarantaine de dirigeants et experts en lutte anti fraude dans 14 pays .

Voila Les principaux résultats de cette étude :

- Près des 2/3 des dirigeants interrogés ont été confrontés avec la corruption. Une partie d’entre eux ( Un peu moins de la moitié au total ), pensent que leur compétiteurs ont payé des pots de vin pour obtenir des marchés. Egalement une partie ( 2/5 du total ) indique que leur société a perdu des affaires à cause de la corruption existante

- La plupart disent qu ils sont le plus exposés à la corruption en travaillant avec des pays du BRIC : Brésil , Russie , Inde , Chine et aussi l’ Amérique du sud.

- Ces résultats corroborent avec une autre étude réalisée par le même cabinet en Grande Bretagne, qui indique que la moitié des fraudes détectés dans ce pays implique un partenaire à l’ étranger.

- Plus de la moitié de ces dirigeants affirment que – de tous les effets de la corruption : financier, légal, opérationnel , le plus dangereux est le risque sur la réputation !

- Si plus des ¾ indiquent avoir un programme anticorruption en place, seulement ¼ estiment que ce programme est efficace

Dans cette étude, le terme corruption comprend : les pots de vin, le conflit d’intérêt, l’extorsion, la fraude, le détournement de fonds.

Cette étude ( confronting corruption ) est téléchargeable sur le site de pwc









photo, copyright Tania

Les mesures , communément reconnues pour combattre la corruption sont les suivantes :

Ø La mise en place d’un plan anti corruption dans l’organisation, en plusieurs étapes :

1- Analyse des risques de corruption existants en particulier en fonction des pays dans lesquels la société opère, les types d’activités concernés

2- Implémentation, et vérification qu’a chaque nouvelle activité, le plan est mis à jour et suivi

3- Afficher des sanctions claires, en cas de non respect du plan de lutte

Ø L’Introduction d’un numéro d’appel pour assister les employés devant des choix, et décisions à prendre (dois je accepter cette invitation ?, puis-je aller jusqu’ a tel niveau pour obtenir ce marché ?)

Ø L’introduction d’un numéro d’ appel ( anonyme ou pas ) pour les employés qui veulent signaler une alerte ou un manquement par rapport à ce programme

Ø La mise en place d’un système de suivi et d’ évaluation du plan, et sa mise à jour

Ø Le Développement d’une communication autour du programme de lutte anti corruption auprès de tout le personnel de la société et éventuellement de ses parties prenantes ( clients, fournisseurs, etc…)

Ø La souscription à un des standards mondiaux de lutte contre la corruption ( niveau international, niveau OCDE, niveau Européen) et en le mettant en application

Ø La Coopération avec la société civile en général et certaines ONG en particulier , qui suivent de près la corruption et son évolution dans le monde. ( cf publish what you pay, transparency )

recommandations pour la croissance

La Commission sur la croissance et le développement, dont le secrétariat est assurée par la Banque Mondiale, a publié son rapport intitulé « la croissance : stratégies pour une croissance durable et un développement solidaire final ( The Growth Report: Strategies for Sustained Growth and Inclusive Development) ».

Les travaux de la Commission ont été menés par 19 décideurs politiques expérimentés et deux économistes lauréats du prix Nobel. Les travaux de la Commission ont été soutenus par les gouvernements australien, suédois, néerlandais et britannique, par la William and Flora Hewlett Foundation et par le Groupe de la Banque mondiale.

Selon le rapport, une croissance rapide et durable n’est pas le fruit d’un miracle, mais est une réalité à la portée des pays en développement munis de la bonne combinaison d’ingrédient. Voici quelques-unes des recommandations du Rapport :

-La croissance est un défi à long terme qui requiert de nombreux ingrédients : leadership, persévérance, endurance, pragmatisme, transparence et soutien de la population.

-La croissance doit être inclusive. Le Rapport souligne l’importance du partage des bénéfices de la mondialisation avec toutes les couches de la population, en particulier les plus pauvres, et la nécessité de traiter les inégalités entre les sexes.

- le Rapport soutient que les objectifs d’atténuation du réchauffement à l’horizon 2050 sont peu pratiques, et que des délais de 10 à 15 ans permettraient de mieux calculer le véritable coût d’atténuation. Le Rapport reconnaît également que les pays développés sont les plus grands émetteurs de CO2 au monde, et refuse que les économies émergeantes participent au coût total d’atténuation tant que leurs revenus par habitant n'approcheront pas des niveaux des pays développés

-Le Professeur Robert Solow, lauréat du prix Nobel et membre de la Commission, déclare : “ la concurrence est absolument essentielle à chaque étape du développement économique ; l’accès aux marchés mondiaux est bénéfique à la fois pour les pays riches et les pays en développement ; et plus la croissance est équitable, plus elle a des chances d’être durable. Le leadership et la gouvernance n’ont un effet positif que s’ils sont soutenus par de larges pans de la population.

-les pays ne sont pas homogènes et les mêmes politiques ne sont pas transposables partout. Le rapport émet des recommandations spécifiques pour quatre groupes de pays : les pays africains, les petits Etats, les pays riches en ressources et les pays à revenus moyens où la croissance est en panne. Voici quelques-unes des recommandations du Rapport :

-Les pays industrialisés devraient financer le développement de l’enseignement supérieur en Afrique afin d’endiguer la fuite des cerveaux. Le rapport recommande également que les pays industrialisés accordent des tarifs douaniers préférentiels, limités dans le temps, sur les exportations de produits manufacturés des pays africains afin de les aider à surmonter les obstacles liés à leur retard.

- Dans les petits Etats, le Rapport recommande une plus grande intégration économique régionale et une union politique partielle, avec un partage de services publics, ce qui permettrait de réduire les coûts par habitant élevés liés à une gouvernance efficace. Le Rapport indique que la bonne gouvernance peut également servir de fondement à la construction d’une coopération et d’une intégration régionales.

-Une meilleure gouvernance dans les pays riches en ressources passe par une plus grande transparence de l’utilisation des recettes tirées des ressources naturelles et par un plus grand équilibre entre les revenus des entreprises exploitant les ressources et des gouvernements.

- Un investissement accru dans l’enseignement supérieur et l’innovation afin de favoriser une transition entre des niveaux de revenus moyens et des niveaux de revenus élevés.

Le Rapport met en avant la menace que fait actuellement peser la hausse des prix alimentaires, recommande des actions rapides pour protéger les plus pauvres contre les hausses de prix, et avertit que la malnutrition et la baisse des revenus réduiront les perspectives de croissance sur le long terme.

Il préconise l’établissement d’un mécanisme pour sauvegarder la stabilité du système financier mondial. Compte tenu de l’importance économique croissante de nouveaux acteurs mondiaux, le document préconise un rééquilibrage des responsabilités mondiales et de la représentation. Tandis que la crise actuelle des crédits frappe les pays développés, le Rapport souligne également l’importance d’un système financier solide dans les pays en développement..

En guise de conclusion, voici ce que déclare le Vice-président de cette Commission : “ Nous sommes parfaitement conscients qu’il n’existe ni de solution miracle pour créer une croissance durable et inclusive, ni de paradigme unique. Néanmoins, la Commission a cherché à identifier les ingrédients indispensables qui, comme l’a dit le Professeur Solow, composent une recette de croissance propice à un développement inclusif. ”

Pour plus de détail se reporter sur le site de la commission sur la croissance.

aide pour l afrique et ralentissement economique

Selon un rapport de l'Africa Progress Report (APR : créé en 2007, présidé par Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, regroupe des personnalités très engagées en faveur du continent noir) de juin 2008, les pays riches n'ont pas tenu leurs engagements en faveur de l'Afrique.

C’est le constat dressé dans un rapport alarmiste, publié lundi 16 juin, à l'approche de la réunion du G8 (Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie), début juillet, sur l'île d'Hokkaïdo au Japon.

Lors du dernier sommet de Gleneagles ( Royaume Uni), les participants s'étaient engagés à procurer à l'Afrique une aide directe supplémentaire au développement de 25 milliards de dollars (16,2 milliards d'euros). Le G8 était également mandaté pour examiner le doublement de cette dotation au cours de la prochaine décennie.


Selon l’APR, le non-respect des promesses du G8 menace les efforts en cours pour sortir de l'ornière le continent noir. Le rapport identifie un déficit de 40 milliards de dollars (25,9 milliards d'euros) dans l'aide nécessaire qui devrait être apportée pour atteindre les objectifs de Gleneagles.

Le monde du 16 juin commente : "L'Afrique a accompli des progrès importants au cours de ces dernières années. Toutefois, la crise alimentaire actuelle menace d'anéantir une bonne partie de ces progrès durement acquis. Avec 100 millions de personnes sur le point de tomber dans une pauvreté abjecte, le coût des denrées alimentaires ne se calculera pas en prix du blé ou du riz, mais en nombre croissant de décès de nourrissons et d'enfants dans toute l'Afrique" : comme l'indique Kofi Annan, le manque de générosité des pays donateurs risque de retarder voire d'anéantir des décennies de progrès économique. L'amélioration de la bonne gouvernance, la réduction de la mortalité infantile, la progression de la scolarisation ou la lutte contre le paludisme ainsi que la pandémie du sida l'attestent.

Les émeutes de la faim provoquées par la crise alimentaire mondiale, dévastatrice pour les populations les plus pauvres, soulignent l'impact très sévère de la flambée des prix des denrées alimentaires et plus largement des matières premières. D'après l'ONG britannique Oxfam, cinq millions d'Africains sont menacés de mort dans les années qui viennent.

L’ APR reconnaît qu'en raison du ralentissement de leurs économies et des difficultés budgétaires, les membres du G8 ont du mal à augmenter de manière substantielle les fonds de l'aide au développement. C'est pourquoi l'APR insiste sur la nécessité de se procurer des revenus complémentaires de financement.

Ainsi, le panel propose : l'imposition d'une taxe sur les revenus du négoce des devises et sur les émissions de carbone dans le cadre de la lutte contre le réchauffement du climat. La généralisation de la taxe sur les billets d'avion, ou sur le fret maritime empruntant les détroits est également à l'ordre du jour. Enfin, l'organisation d'une loterie à l'échelle planétaire en faveur de l'Afrique figure parmi les suggestions.

"A échéance de vingt ans, l'Afrique pourrait être un continent autosuffisant en matière énergétique, compte tenu de ses immenses réserves en énergies renouvelables" : comme l'indique M. Camdessus ( ancien DG du FMI , membre de l’APR ) , le document met en exergue le potentiel "vert" d'un continent doté de vastes ressources d'hydroélectricité, de géothermie, d'énergie solaire et éolienne.