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ou vous trouverez mes articles en francais, mais aussi en anglais.
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Projets de Développement, Pays en Développement
Un article que j' ai rédigé vient d’ être publié dans la revue des anciens Elèves de l’ Ecole Polytechnique, « la Jaune et la rouge » numéro d’octobre 2008 ;
Il est accessible ici à l' adresse suivante :
Il est intitulé : l 'éthique et le développemet en période trouble.
J'y démontre pourquoi les approches classiques de l'entreprise, qui se considère comme juste un opérateur mettant des produits sur le marché ne fonctionnent plus. En effet les nouvelles attentes éthiques et responsable de la part des parties prenantes ( clients, collectivité, état ) sont de lus en plus fortes , par exemple :
Certaines dérives récentes ont montré à quel point l'absense de comportement responsable pouvait coutait cher à l'entreprise : exemple Enron, Nortel, Computer Associates, Worldcom, Videndi, Parmalat qui, pour certaines, ont purement et simplement disparu .
J'y explicite également la notion d « éthique d'entreprise » , employée dans le sens de la responsabilité, et des conséquence des actions dans la recherche du bien être du plus grand nombre de parties prenantes. Ces notions étaient présentes dès le départ, par exemple chez un des fondateurs de l'économie : Adam Smith, qui écrivait une théorie des « sentiments moraux ». Elles ont été développé explicitement par la suite, par exemple par le Pr. Amartya Sen , prix Nobel en Economie , en 1998 , qui a défendu une conception du consommateur incluant les valeurs morales dans ses préférences de choix.
J'y montre comment ces nouvelles attentes , existantes et potentielles, peuvent être à l'origine de voies de développement innvantes et responsables , comme certaines entreprises ont saisi l opprtunuité , tels que Danone et son projet de yaourt enrichi pour participer à lutte contre la malnutrition au Bengladesh, ou essilor avec ses lunettes bon marché et la lutte contre la cécité en Inde.
Ces voies sont aussi des voies nouvelles de croissance pour l entreprise, et peuvent même représenter un avantage compétitif, comme le montre Michael E. Porter, dans un article récent à la Harvard Business Review.
Pour aller vers des voies de développement responsables, même à tire expérimental, et que ces voies soient bénéfiques aussi à la croissance de l' organisation, particulièrement en ces tempsde crise, j indique les élements de base d'une méthodologie qui privilégie les alliances avec des ONG, la mise en place de supports à la créativité tels que les concepts de l'entreprise apprenante.
Dans son exposé « Répondre aux attentes de nature éthique », il pose la question suivante : comment l’entreprise, confrontée de plus en plus à des attentes éthiques, peut-elle saisir ces attentes comme des opportunités pour innover et se développer? Il indique également le sens de ces attentes pour le métier de consultant et propose des voies de réponse, en invitant les personnes intéressées à mettre en place un groupe de travail et de réflexion sur cette thématique.
Son intervention est structurée autour des axes suivants.
- Les nouvelles attentes en matière d’éthique et de responsabilité
- Les exemples d'entreprises qui ont répondu à ces attentes
- Une approche des voies responsables
- La méthodologie qu'il propose dans son approche
- Les voies responsables et le groupe XMC
1.Les attentes en matière d'éthique et de responsabilité
Pour montrer l’émergence et le développement de ces attentes de la part des parties prenantes, Alexandre D. ZENIE a mentionné quelques exemples d’indicateurs récents (croissance des investissements dans des fonds "éthiques", et responsabilité croissante du chef d'entreprise en cas de fraude ou corruption). Il a insisté sur le coût énorme que l’absence d’éthique peut générer (jusqu'à la disparition de l’entreprise, cf. le cas ENRON) et sur l’incidence de la réglementation internationale et de son évolution de plus en plus contraignante. Alexandre D. ZENIE a aussi donné quelques éléments prospectifs qui vont dans le même sens (le changement dans le rôle du leader, les formes de management, la limite de l'innovation purement technologique et la décroissance du rôle de l'état par rapport a celui de l'entreprise).
Il a conclu ce chapitre en invitant les entreprises à changer de logique face à ces attentes, en allant de la logique de la gestion des risques à celle du développement responsable.
2. Quelques exemples d’entreprises ayant saisi cette opportunité et mis en place des projets de développement responsable
A.D. ZENIE cite les exemples suivants.
- Danone, avec le projet Grameen Danone Foods au Bangladesh, issu d’un partenariat entre Danone et la Grameen Foundation. La société Grameen Danone Foods produit des yaourts enrichis de nutriments qui permettent de lutter contre la malnutrition au Bangladesh, dans le respect de la création de valeur par le groupe Danone.
- Essilor, avec son projet indien. Essilor est parvenu à mettre sur pied en Inde un modèle de fabrication et de vente de lunettes adapté aux pauvres. Il s’agit d’un système innovant et rentable, qui bénéficie du potentiel de ce marché et lutte contre le fléau de la cécité. Ce nouveau "business model" apporte un potentiel de croissance considérable.
3. Approche Concrète
Alexandre D. ZENIE rappelle d’abord sa définition de l'éthique dans l’entreprise. Il s'agit d'une éthique de la responsabilité, qui se fonde sur la recherche des conséquences les meilleures sur le plus grand nombre de parties prenantes.
Il développe ensuite la méthodologie suivie en entreprise, qu'il a exposée dans l'article rédigé pour le numéro d’octobre 2008 de la revue « La jaune et la rouge ». Elle suit plusieurs étapes, depuis la cartographie et l'étude de l'évolution des attentes, jusqu’à l'assistance au pilotage, en passant par la recherche de voies nouvelles de développement responsable.
4. Les voies éthiques et responsables et le métier de consultant
A.D. ZENIE commence par indiquer ce que ces nouvelles voies lui ont apporté. Pas uniquement dans son développement professionnel, mais également au niveau de son évolution personnelle. Elles lui ont donné une ouverture et une réceptivité nouvelle en termes de rencontres, lui ont permis de revisiter certaines disciplines comme la philosophie, l’économie et les sciences humaines. L’éthique a aussi des répercutions dans son métier, en termes de transparence, de cohérence, de recherche de sens, de respect de l’autre. Il montre ensuite comment cette thématique peut trouver une résonance en chacun de nous et en quoi c'est un thème particulièrement pertinent pour nous en ces périodes troubles (notre responsabilité en tant que diplômés « privilégiés », en tant que professionnels le plus souvent seniors, en tant qu’experts reconnus dans certains domaines d’activité).
5. Conclusion
Alexandre D. ZENIE, termine en invitant les membres intéressés à se référer à son article dans "La jaune et la rouge", numéro 638, du mois d'octobre 2008.
Les risques de corruption deviennent de plus en plus importants avec la mondialisation et la pression de croissance que subissent les dirigeants des entreprises internatiinales.
Une étude récente vient d’ être publié concernant ce risque et sa perception par les grandes sociétés internationales et les mesures pour combattre la corruption.
L’ enquête menée par le cabinet PriceWaterHouseCoopers a porté sur un échantillon de 390 cadres supérieurs opérant dans 70 pays. Par la suite des rencontres approfondis ont eu lieu avec une quarantaine de dirigeants et experts en lutte anti fraude dans 14 pays .
Voila Les principaux résultats de cette étude :
- Près des 2/3 des dirigeants interrogés ont été confrontés avec la corruption. Une partie d’entre eux ( Un peu moins de la moitié au total ), pensent que leur compétiteurs ont payé des pots de vin pour obtenir des marchés. Egalement une partie ( 2/5 du total ) indique que leur société a perdu des affaires à cause de la corruption existante
- La plupart disent qu ils sont le plus exposés à la corruption en travaillant avec des pays du BRIC : Brésil , Russie , Inde , Chine et aussi l’ Amérique du sud.
- Ces résultats corroborent avec une autre étude réalisée par le même cabinet en Grande Bretagne, qui indique que la moitié des fraudes détectés dans ce pays implique un partenaire à l’ étranger.
- Plus de la moitié de ces dirigeants affirment que – de tous les effets de la corruption : financier, légal, opérationnel , le plus dangereux est le risque sur la réputation !
- Si plus des ¾ indiquent avoir un programme anticorruption en place, seulement ¼ estiment que ce programme est efficace
Dans cette étude, le terme corruption comprend : les pots de vin, le conflit d’intérêt, l’extorsion, la fraude, le détournement de fonds.
Cette étude ( confronting corruption ) est téléchargeable sur le site de pwc
photo, copyright Tania
Les mesures , communément reconnues pour combattre la corruption sont les suivantes :
Ø La mise en place d’un plan anti corruption dans l’organisation, en plusieurs étapes :
1- Analyse des risques de corruption existants en particulier en fonction des pays dans lesquels la société opère, les types d’activités concernés
2- Implémentation, et vérification qu’a chaque nouvelle activité, le plan est mis à jour et suivi
3- Afficher des sanctions claires, en cas de non respect du plan de lutte
Ø L’Introduction d’un numéro d’appel pour assister les employés devant des choix, et décisions à prendre (dois je accepter cette invitation ?, puis-je aller jusqu’ a tel niveau pour obtenir ce marché ?)
Ø L’introduction d’un numéro d’ appel ( anonyme ou pas ) pour les employés qui veulent signaler une alerte ou un manquement par rapport à ce programme
Ø La mise en place d’un système de suivi et d’ évaluation du plan, et sa mise à jour
Ø Le Développement d’une communication autour du programme de lutte anti corruption auprès de tout le personnel de la société et éventuellement de ses parties prenantes ( clients, fournisseurs, etc…)
Ø La souscription à un des standards mondiaux de lutte contre la corruption ( niveau international, niveau OCDE, niveau Européen) et en le mettant en application
Ø La Coopération avec la société civile en général et certaines ONG en particulier , qui suivent de près la corruption et son évolution dans le monde. ( cf publish what you pay, transparency )
La Commission sur la croissance et le développement, dont le secrétariat est assurée par la Banque Mondiale, a publié son rapport intitulé « la croissance : stratégies pour une croissance durable et un développement solidaire final ( The Growth Report: Strategies for Sustained Growth and Inclusive Development) ».
Les travaux de la Commission ont été menés par 19 décideurs politiques expérimentés et deux économistes lauréats du prix Nobel. Les travaux de la Commission ont été soutenus par les gouvernements australien, suédois, néerlandais et britannique, par la William and Flora Hewlett Foundation et par le Groupe de la Banque mondiale.
Selon le rapport, une croissance rapide et durable n’est pas le fruit d’un miracle, mais est une réalité à la portée des pays en développement munis de la bonne combinaison d’ingrédient. Voici quelques-unes des recommandations du Rapport :
-La croissance est un défi à long terme qui requiert de nombreux ingrédients : leadership, persévérance, endurance, pragmatisme, transparence et soutien de la population.
-La croissance doit être inclusive. Le Rapport souligne l’importance du partage des bénéfices de la mondialisation avec toutes les couches de la population, en particulier les plus pauvres, et la nécessité de traiter les inégalités entre les sexes.
- le Rapport soutient que les objectifs d’atténuation du réchauffement à l’horizon 2050 sont peu pratiques, et que des délais de 10 à 15 ans permettraient de mieux calculer le véritable coût d’atténuation. Le Rapport reconnaît également que les pays développés sont les plus grands émetteurs de CO2 au monde, et refuse que les économies émergeantes participent au coût total d’atténuation tant que leurs revenus par habitant n'approcheront pas des niveaux des pays développés
-Le Professeur Robert Solow, lauréat du prix Nobel et membre de la Commission, déclare : “ la concurrence est absolument essentielle à chaque étape du développement économique ; l’accès aux marchés mondiaux est bénéfique à la fois pour les pays riches et les pays en développement ; et plus la croissance est équitable, plus elle a des chances d’être durable. Le leadership et la gouvernance n’ont un effet positif que s’ils sont soutenus par de larges pans de la population.
-les pays ne sont pas homogènes et les mêmes politiques ne sont pas transposables partout. Le rapport émet des recommandations spécifiques pour quatre groupes de pays : les pays africains, les petits Etats, les pays riches en ressources et les pays à revenus moyens où la croissance est en panne. Voici quelques-unes des recommandations du Rapport :
-Les pays industrialisés devraient financer le développement de l’enseignement supérieur en Afrique afin d’endiguer la fuite des cerveaux. Le rapport recommande également que les pays industrialisés accordent des tarifs douaniers préférentiels, limités dans le temps, sur les exportations de produits manufacturés des pays africains afin de les aider à surmonter les obstacles liés à leur retard.
- Dans les petits Etats, le Rapport recommande une plus grande intégration économique régionale et une union politique partielle, avec un partage de services publics, ce qui permettrait de réduire les coûts par habitant élevés liés à une gouvernance efficace. Le Rapport indique que la bonne gouvernance peut également servir de fondement à la construction d’une coopération et d’une intégration régionales.
-Une meilleure gouvernance dans les pays riches en ressources passe par une plus grande transparence de l’utilisation des recettes tirées des ressources naturelles et par un plus grand équilibre entre les revenus des entreprises exploitant les ressources et des gouvernements.
- Un investissement accru dans l’enseignement supérieur et l’innovation afin de favoriser une transition entre des niveaux de revenus moyens et des niveaux de revenus élevés.
Le Rapport met en avant la menace que fait actuellement peser la hausse des prix alimentaires, recommande des actions rapides pour protéger les plus pauvres contre les hausses de prix, et avertit que la malnutrition et la baisse des revenus réduiront les perspectives de croissance sur le long terme.
Il préconise l’établissement d’un mécanisme pour sauvegarder la stabilité du système financier mondial. Compte tenu de l’importance économique croissante de nouveaux acteurs mondiaux, le document préconise un rééquilibrage des responsabilités mondiales et de la représentation. Tandis que la crise actuelle des crédits frappe les pays développés, le Rapport souligne également l’importance d’un système financier solide dans les pays en développement..
En guise de conclusion, voici ce que déclare le Vice-président de cette Commission : “ Nous sommes parfaitement conscients qu’il n’existe ni de solution miracle pour créer une croissance durable et inclusive, ni de paradigme unique. Néanmoins, la Commission a cherché à identifier les ingrédients indispensables qui, comme l’a dit le Professeur Solow, composent une recette de croissance propice à un développement inclusif. ”
Pour plus de détail se reporter sur le site de la commission sur la croissance.
DIAlogue sur le DEVELOPpement traite des projets de réforme dans les pays en développement.
le blog DIADEVELOP provient de mon expérience dans ce domaine .
la Liste des sujets traités :
- Formation et réforme publique
- éthique et développement en période trouble
- marchés internationaux, exposition à la corruption et lutte
- recommandations pour la croissance
- l' aide pour l' afrique , et ralentissement économique
- développement et incidence sur l ' environnement
- APD, pauvreté et lutte contre la corruption selon TI
- Situation nouvelle à l' est et inégalités
- PMA et prix élevés des céréales
- inégalité et progrès technologique
- PMA ( Pays les Moins avancés ) et Développement
- Aide au développement vs APD
- mesures modernes du développement
- développement et bonheur ( PNB et BNB )
- échelle de grandeur de l' APD