développement et incidence sur l’environnement

les articles précédents ont décrit le développement et certains de ses effets « secondaires » comme l’ accroissement des inégalités et la corruption. Ces effets peuvent être classés dans la catégorie « sociale ».

Mais il existe un domaine ou l’effet « secondaire » risque de bloquer le développement économique lui même : il s agit de l’environnement.

Il faut d’ abord rappeler que le développement économique s’est accéléré surtout depuis la découverte et l’extraction des hydrocarbures. Ils sont à la base des progrès de la chimie et du moteur à explosion, qui ont permis à leur tour la mise en place de LA PLUPART des avancés sociales que l’ on connait dans les pays développés ( par exemple les congés payés, tertiarisation de l’économie). Mais avec deux conséquences majeurs , en terme de réchauffement climatique et d’épuisement des énergies fossiles.

La combustion des hydrocarbures dégage du gaz carbonique, considéré comme le plus important des gaz à « effet de serre ».

Selon le GIEC (Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) ce sont ces gaz qui sont responsables - avec une probablité de 90% - du réchauffement de la terre, avec une importante augmentation depuis 1970, selon le schéma suivant ( extrait des rapports du GIEC° ).


Ce changement climatique impose des limites à nos activités économiques humaines avec des incidences négatives en particulier sur la santé, la sécurité alimentaire, les ressources en eau, les écosystèmes, etc…le rapport Stern a même démontré que le coût des actions pour l’éviter reste quand même moins élevé que le coût des conséquences.

il faut noter que nous sommes en présence de phénomènes très complexes. Aussi le GIEC mentionne une probabilité très élevé ( 90% ) et non une certitude « mathématique », dans la liaison entre le réchauffement climatique déjà constatée et le développement des activités humaines.

L’autre conséquence de ce développement économique est en matière d’épuisement des énergies fossiles : la majeure partie ( 85% ) de l’ énergie consommée par l’humanité est actuellement est d’origine fossile ( pétrole, charbon, gaz).

Ces énergies fossile sont non renouvelable ( en fait on estime a environ une cinquantaine de millions d’ années le temps nécessaire à la terre pour « fabriquer » du pétrole à partir de déchets organiques , donc à notre échelle on considère qu’il s’ agit d’énergie non renouvelable). Toute la question est donbc de savoir à quel niveau des réserves on se situe actuellement. Selon les producteurs, nous ne sommes pas loin du pic , à partir duquel la quantité restante va décroitre jusqu’ ‘à l’épuisement, et ce d autant plus que la population humaine croit, et que les pays émergents connaissent une accélération dans leur consommation – comme c’était le cas des pays développés auparavant. le pic est il déjà dépassé, serait ce dans une année , dans 10 ans, il n’ y a pas de véritable certitude , mais il y a convergence des experts de secteur sur la proximité de ce pic.

La double contrainte de la diminution des ressources et du changement climatique, parce qu’elle est inéluctable, est une invitation puissante à modifier en profondeur nos façons d’organiser, de concevoir, de produire, de transporter, de consommer. Nos projets de développement, et nos systèmes de management doivent en tenir compte .


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